Autour du Père Thierry Félix, une douzaine de personnes se sont retrouvées au sanctuaire pour partager l’évangile du 5éme dimanche du temps ordinaire (Lc-V-1 à 11).
Du fait d’un échange informel en préliminaire, la lectio divina s’est transformée en une catéchèse. A partir d’un exposé du Père sur les décisions dogmatiques du concile Vatican II, ont été évoqués plusieurs sacrements :
- le sacrement du baptême pour les enfants, notamment ceux qui sont proches de la mort. Confrontés à une telle situation, en tant que grands-parents, nous avons le devoir de baptiser l’enfant mourant, en passant outre à l’accord des parents. Le baptême est un sacrement par lequel l’enfant reçoit la grâce de Dieu. Catholiques et protestants ont une notion différente de la grâce. Un sacrement reste un sacrement qui ne peut jamais être supprimé, même à la demande de l’intéressé.
Sans le sacrifice du Christ sur la croix, il n’y a pas de baptême. Nous sommes baptisés dans l’Esprit-Saint parce que Jésus a été envoyé par le Père pour nous sauver. C’est là notre foi. Dieu ne peut pas aller plus loin que ce qu’il a fait pour nous sur la croix. Nous sommes à la fin des temps et tout est accompli. - le sacrement de la confession, c’« est un baptême à sec », c’est à dire que le fidèle revient à l’état baptismal. Il n’est pas magique, mais il implique une confiance totale en Dieu qui nous remet tous nos péchés, avoués ou oubliés. La préparation pénitentielle de la messe n’est pas une absolution, ce n’est pas un sacrement.
- le sacrement de l’Eucharistie, c’est un don. Il enlève les péchés, même les plus graves (concile de Trente). Il n’y a rien de plus grand que l’Eucharistie dont tous les autres sacrements découlent. Il faut savoir que chaque fois que nous recevons un sacrement, nous sauvons des âmes, comme lorsqu’un chrétien prie tout seul, il sauve le monde. Autant de sujets à approfondir.
La fin de notre rencontre a été consacrée à un partage à partir de l’évangile de saint Luc. Chacun a exprimé ce qu’il a perçu dans ce texte à partir d’un mot, d’une situation ou d’un lieu. Jésus veut entrer dans notre vie quotidienne là où nous en sommes et tel que nous sommes. Nous devons tout faire avec Lui. « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire ».
Avant de nous séparer, un goûter préparé par Marie-Thérèse a permis de vivre un temps de convivialité.